INSEMINATION







 Sommaire


LES INSEMINATIONS INTRA-UTERINES EN CENTRE D’AMP

Paris, FFER, Septembre2000

Jean-Philippe AYEL centre d’AMP de la Clinique de la Dhuys, Bagnolet, membre du bureau du GEFF.

Mots clés : insémination intra-utérine ; GEFF ; geffprocreation.org

INTRODUCTION

S’il y a un sujet en PMA qui fait parti de notre quotidien, et cela avec une ancienneté bien au-delà de la fécondation in vitro, c’est bien l’insémination.

Les possibilités d’utiliser cette technique en intra-utérine, ont depuis longtemps ouvert des prises en charge considérées comme nouvelles. La performance en terme de grossesse de ces prises en charge a été très souvent étudiée, quelquefois mesurée mais de toute façon toujours très discutée. La reconnaissance mondiale de la validité de cette technique de PMA s’est accompagnée d’une réglementation nationale. Toutefois, les données impartiales, complètes sur tous les versants de la prise en charge de ces couples par insémination est largement incomplète à ce jour.

Voulant, participer à l’amélioration des connaissances sur les IIU, nous sommes mobilisés au GEFF pour impulser un tel travail.

1 – ENQUETE NATIONALE GEFF SUR LES INSEMINATIONS INTRA-UTERINES

Le terme d’enquête est bien celui qui nous semblait le plus judicieux.

En effet, devant les difficultés de recueil des données, il nous a semblé stratégiquement important, pour être efficace, de faire précéder tout travail épidémiologique sur les inséminations intra-utérines en centre de PMA, par une enquête au près des responsables de centre sur ces pratiques.

Les thèmes retenus dans ce questionnaire ont bien sûr été choisi afin de mieux comprendre les limites actuelles aussi bien diagnostics que thérapeutiques, des stratégies individuelles des cliniciens, maîtrisant ces techniques mais possédant aussi dans les centres de PMA des techniques plus lourdes type fécondation in vitro.

Le questionnaire envoyé est le suivant :

ENQUETE GEFF / FFER 2000 : IIU EN CENTRE FIV

Pratiquez-vous des IIU

dans le cadre de votre centre FIV

(avec le laboratoire du centre)

q oui q non

Nombre approximatif d’IIU par an

q < 100     q 100-500    q >500

Traitement au cours du cycle

Aucun (cycle spontané)

Mono ou pauci-ovulatoire
(objectif de départ : 1 ou 2 follicules mûrs)

Poly-ovulatoire
(objectif de départ : >= 3 follicules mûrs



q
en routine q occasionnellement q jamais

q en routine q occasionnellement q jamais

 

q en routine q occasionnellement q jamais

Monitorage

  1. Aucun
  2. Echographie seule
  3. Echographie + dosages E2 LH
  4. Echographie + courbe E2 LH

oui non

q q
q
q
q
q
q
q

Indications retrouvées pour les IIU

  1. Lésions tubo – péritonéales 
  2. Lésions utérines
  3. Facteur cervical
  4. Endométriose
  5. Dysovulation-anovulation
  6. DES-Syndrome
  7. Anticorps anti-spermatozoïdes
  8. Don de sperme
  9. Stérilité idiopathique
  10. OAT : Spermatozoïdes inséminés
    > 5M 
    1 à 5 M
    < 1M
  11. Age des femmes :
    > 38 ans
    > 43 ans

oui non

q q
q
q
q
q
q
q
q
q
q
q
q
q
q
q
q
q

q
q
q
q
q
q

q
q
q
q

Informatisation

Disposez-vous d’une base de données informatique permettant de comptabiliser ?

Le rang de l’IIU
Les abandons
Le type de stimulation
Le taux d’E2 le jour du déclenchement
Le nombre de follicules le jour du déclenchement
Le type de grossesse unique et multiple
L’évolution de la grossesse

oui non


q q
q
q
q
q
q
q
q
q
q
q
q
q

Il présentait 5 actes de réflexion :

1/ Approche de la quantification de l’activité, c’est à dire du nombre d’inséminations pilotées par les cliniciens responsables de centre de PMA

2/ Le type de traitement et de surveillance

3/ Une meilleure connaissance de la limite d’acceptation des IIU (indications, spermiologie).

4/ L’état des lieux sur l’existence de base de données.

Soixante quatorze réponses ont été renvoyées, ce qui en regard du premier axe à savoir de l’activité, fait estimer que ces réponses couvrent plus de dix milles inséminations intra-utérines annuelles. Trente réponses annoncent une pratique de moins de 100 inséminations par an, 35 entre 100 et 500, et 9 : + de 500 inséminations annuelles. Géographiquement les réponses émanent de tout le territoire national sans exception.

Quelle que soit l’importance des pratiques individuelle, de 35% à 55% des réponses expliquent qu’occasionnellement, il arrive d’avoir ces pratiques d’insémination sans stimulation. Le terme occasionnellement finalement montre bien qu’il s’agit d’une pratique rare mais toutefois existante.

Elle est à mettre en rapport avec les 88 % minimum à 100 % (pour les cliniciens annonçant plus de 500 inséminations) où une stimulation est utilisée dite "en routine" mais annoncée mono ou peauci ovulatoire. Aucun des responsables de centre d’AMP, réalisant plus de 500 inséminations revendiquent de ne jamais utiliser de stimulation poly ovulatoire. Plus d’un tiers des réponses concernant les praticiens réalisant moins de 100 inséminations déclarent par contre ne jamais utiliser de telles procédures. C’est un chiffre intermédiaire que l’on retrouve dans les praticiens faisant de 100 à 500 inséminations.

Le monitorage est pour la quasi-totalité des praticiens, l’habitude. Ce monitorage en grande majorité utilise échographies et dosages hormonaux.

Sur ce thème de réflexion on peut retenir que la pratique sans traitement existe . La grande majorité semble pratiquer par contre une procédure de stimulation mono ovulatoire. Il semble que d’autant plus si la pratique de l’insémination est importante en nombre, le recours à des stimulations pluri ovulatoires est retenu. Tous ou presque utilisent toujours échographies et dosages hormonaux pour le suivi.

On peut tirer par ailleurs de cette enquête quelques remarques sur les indications.

La réalisation d’insémination intra-utérine est retenue dans un certain nombre de cas s’il y a des antécédents de pathologie tubaire. Cette pratique semble rare (3 % des cas pour les praticiens pratiquant moins de 100 inséminations). Elle passe par contre à 17 % pour le prescripteur entre 100 et 500 inséminations et 1/3 des prescripteurs d’inséminations lorsqu’ils ont une activité à + de 500 annuelle, acceptent de retenir de telles indications.

Pour tous, les antécédents de pathologie endométriosique sont acceptés sans que l’on sente de grosse différence statistique en regard de l’importance de l’activité.

Les stérilités étiquetées idiopathiques semblent tout à fait être retenues par tous les praticiens quelle que soit leur activité. Refuser une telle pratique dans ce type de stérilité semble tout à fait marginal.

Le nombre de spermatozoïdes inséminés par les praticiens réalisant ce geste dans le cadre de centre d’AMP, peut aller jusqu’à moins de 1 million. Il est donc reconnu (même s’il semble que cela corresponde à une prise en charge marginale en nombre) de pouvoir inséminer moins de 1 million de spermatozoïdes.

Enfin, l’âge féminin (au-delà de 38 ans), ne semble pas fondamentalement modifier la prise en charge de ces couples. Des tendances semblent se dessiner pour 16 % des réponses dans les catégories des

prescripteurs de mois de 100 inséminations. A l’inverse, aucune restriction n’est évoquée pour les prescripteurs de + de 500 inséminations en regard de l’âge (38 ans).

Le dernier renseignement que nous apporte cette enquête quant à la base de données éventuellement exploitable se résume par 3 chiffres : 70 % des prescripteurs qui réalisent moins de 100 inséminations, 54% des prescripteurs entre 100 et 500 inséminations et 7 réponses parmi les 9 (77%) ayant une pratique de plus 500 inséminations n’ont pas de base de données exploitables ou en ont une mais incomplète aussi bien si l’on s’intéresse aux indications, aux traitements utilisés et aux résultats en terme de grossesse et en devenir de ces grossesses.

On retrouvera dans le tableau ci dessous le résumé de notre enquête :

 

ENQUETE GEFF - 06/2000 FFER

EFFECTIF : 74 réponses correspondant à 74 praticiens, tous pratiquent la PMA et les IIU dans un centre de FIV. Soit > 10 000 IIU

  • 30 réponses annoncent moins de 100 inséminations par an
  • 35 entre 100 et 500
  • 9 plus de 500

Géographiquement les gynécologues qui ont répondu viennent de toute la France.

LES RESULTATS

30 < 100

35 >100 < 500

9 >500

TRAITEMENT

     

Aucun
- occasionnellement


46 % (13)


37 % (13)


55 % (5)

MONO PAUCI OVULATOIRE
- en routine


93 % (28)*


88 % (31)


100 % (9)

POLY OVULATOIRE
- jamais
- occasionnellement
- habituelle


36 % (11)
36 % (11)
6.6 % (2)


14 % (5)
68 % (24)
17 % (6)



88 % (8)
11 % (1)

MONITORAGE

     

AUCUN

10 % (3)

2 % (1)

11 % (1)

ECHOGRAPHIE SEULE

10 % (3)

8.5 % (3)

*

ECHOGRAPHIE + DOSAGE

100 % (30)

100 % (35)

100 % (9)

INDICATION Réalisation d’IIU

     

Pathologie tubaire reconnue

3 % (1)

17 % (6)

33 % (3)

Pathologie endométriosique

53 % (16)

71 % (25)

100 % (9)

Pathologie utérine et/ou syndrome DES

53 % (16)

62 % (22)

77 % (7)

Non-réalisation d’IIU Stérilité idiopathique

13 % (4)

2.8 % (1)

**

Réalisation d’IIU avec < 1 M spermatozoïdes inséminés

(0)

8.5 % (3)

11 % (1)

Age féminin + 38 ans récusant la pratique d’IIU

16.6 % (5)

5.7 % (2)

Pas de restriction

INFORMATISATION ET LA PRESENCE D’UNE BASE DE DONNEES EXPLOITABLE

     

Il n’y a pas de base de données exploitable

70 % (21)

54 % (19)

77 % (7)

* une réponse a annoncé qu’elle n’utilisait cette technique qu’occasionnellement
** la stérilité idiopathique est une indication dans tous les centres au-dessus de 500 inséminations

2 – BILAN ACTUEL DES IIU

2/1 Résultats nationaux

Seul les chiffres donnés par les laboratoires agréés pour réaliser des inséminations intra-utérines auprès du ministère de façon annuelle sont au jour d’aujourd’hui disponible. Lors de la journée en mars 2000 des BLEFCO a été rapporté l’analyse des résultats nationaux des inséminations intra-utérines en intra conjugal portant sur les données des bilans d’activités 1996-1997. (Jacqueline MANDELBAUM – Jacques de MOUZON). Il est déjà intéressant de voir que seul le nombre de couple ,de cycle insémination, de grossesse clinique, de réduction embryonnaire, d’accouchement et de nouveau-né vivant avec caractère unique d’accouchements, est rapportée.

Recueil et Traitement du sperme en intra-conjugal :

Les informations recueillies et items correctement remplis

1996

1997

Nombre de centres

157

175

Cycles avec IIU

36 820

42 843

Cycles / centres

235

245

Cycles / couples

2.14

2.15

Cycles + Grossesse

36 722 (99.7 %)

42 420 (99.0 %)

Cycles + Grossesses+ Accouchements

31 658 (86.0 %)

36 385 (86.0 %)

Cycles + Grossesse+ Accouchements+ Enfants nés

30 251 (82.0 %)

35 163 (82.0 %)

Dossiers incomplets

18 %

18 %

  • 82 % des cycles seulement comportent l’issue complète des grossesses ;
  • 5 centres en France font plus de 1 000 tentatives d’IIU par an.

L’efficacité :
Les grossesses et les risques

1996

1997

Cycles b :

   

Grossesses

3 486

4 208

Grossesse par cycles

9.5 %

9.8 %

Réductions embryonnaires

22 (0.6 %)

46 (1.1 %)

Cycles d :

   

Grossesses

3 019

3 572

Grossesses par cycles

10.0 %

10.1 %

Réductions embryonnaires

21 (0.7 %)

41 (1.1 %)

Accouchements > 3

9

13

Grossesses évolutives > 3

30 (1.0 %)

54 (1.5 %)

Trois accouchements quadruples !

L’évolutivité des grossesses

1996

1997

 

Groupe C

Groupe D

Groupe C

Groupe D

Accouchements
Nombre

3 486 / 3 068

2 2 48 / 3 019

2 724 / 3 722

2 618 / 3 572

Grossesses

74.0 %

74.5 %

73.2 %

73.3 %

Cycles

7.2 %

7.4 %

7.4 %

7.4 %

Accouchements gémellaires

205

205

276

271

Accouchements

8.9 %

9.1 %

10.1 %

9.9 %

Peu exploitable dans le détail, ces chiffres indiquent que les résultats en terme de grossesse par cycle oscille entre 9% et 10%.

Par ailleurs, 82 % des cycles comportent les suites complètes des grossesses et que dans ces quelques résultats, il est relevé que moins de 2% des grossesses évolutives sont multiple au delà de 2 (trois accouchements quadruple ont été répertoriés !) La gémellité représente suivant les groupes entre 9 et 10 % des cas.

Aucune possibilité d’analyse des indications, de l’âge des patientes, des protocoles et paramètres de stimulations ainsi que toute l’approche biologique du type de préparation des spermatozoïdes, du nombre de spermatozoïdes inséminés, voir des traitements de la phase lutéale, sont colligés.

Pour mémoire en 1997, le nombre d’accouchement par cycle en insémination intra-utérine est donc relevé à 7.4 % (parallèlement FIV NAT annonçait des chiffres de 14.7 % en FIV et de 18 % en ICSI).

On voit donc bien la limite des résultats actuels et finalement le peu de conclusions objectives que nous pouvons en tirer.

2/2 La réglementation

La réglementation en vigueur depuis le début de l’année 2000 concernant la pratique des inséminations, influence évidemment nos prises en charge médicales.

Cette réglementation en effet cadre la prise en charge des couples dans un certain nombre de possibilité et de tentative quel que soit le type de PMA. Rien n’a été fait concernant les stimulations simples sans insémination. On sait d’autant plus que ces prises en charge en plus limitées concernant l’âge féminin.

Ce facteur temps est déjà bien connu sur le plan médical, et il s’est donc trouver réglementairement affirmé depuis février 2000.

Finalement les 6 tentatives possibles, la 43ème année l’absence de cadre pour des stimulations sans inséminations posent des questions nouvelles au niveau diagnostique (exemple place de l’endoscopie) au niveau choix thérapeutique (exemple place de la stimulation sans iiu) et au niveau stratégique (exemple carrefour décisionnel à 38 ans).

2/3 Première approche à travers l’expérience de 4 centres de certaines questions concernant les IIU

Quatre centres volontaires ont bien voulu illustrer quelques thèmes probablement à retenir pour l’année 2001.

2-3-1 Stimulation

Le premier thème est le choix du type de stimulation .Les chiffres proposés par le centre d’AMP de COCHIN montre leur choix plutôt minimaliste

IIU

N

Grossesse par IIU

Taux de grossesse cumulé

1

851

13.6

41.9

2

632

9.7

63.9

3

443

10.8

81.2

4

298

8.7

90.6

5

188

7.4

95.7

6

102

7.8

98.6

7+

61

6.6

100.0

Centre de PMA , Service Gynécologie-Obstétrique, Clinique Baudelocque, Hôpital Cochin, 123 Bd de Port Royal, 75014 Paris, France. : Professeur JR ZORN

L’équipe du professeur ZORN à Cochin met en avance sur les 2578 inséminations avec une stimulation étiquetée comme minimum, de bon résultat en ayant ainsi évité le risque de grossesse multiple. La stimulation dite minimum retenue consiste en injection de FSH voir de HMG à 50 ou 75 unités internationales quotidiennes, entre le 4ème et le 7ème jour d’un cycle spontané. Le 8ème et le 9ème jour, il y a une surveillance hormonale et échographique pouvant éventuellement se répéter. Les critères de déclenchements sont d’une part la présence de 1 ou maximum de 2 follicules échographiquement mûr > ou = à 15 mm de diamètre avec une courbe de croissance d’Estradiol de 30 % sur 24. Déclenchement de l’ovulation par Gonadotrophine Chorionique à 5000 unités en fin de journée avec une modulation de la date de l’insémination suivant le taux de LH avant déclenchement et enfin un traitement supplétif de phase lutéal associant Gonadotrophine Chorionique et progestérone, permet d’obtenir plus de 10.7 % de grossesse avec un net décrochage des résultats 5.3 % au-delà des 40 ans et n’est évoqué que 9.4 % de grossesses multiples.

L’équipe de Sèvres montre qu’un choix de stimulation plus lourde semble se justifier en terme de résultats et d’absence d’influence sur le risque de grossesses multiples.

IIU (N)

Grossesses (N)

TG %

Grossesses évolutives

1107 187 16.9 % 152 soit 81.3 %

01.1997 au 03/2000

Nbre follicules
> = 15

IIU

Grossesses

Pourcentage

Grossesses évolutives

FCS

GEU

6 Semaines Multiples

 

< = 2

643

96

14.9 %

77 soit 80.2 %

15

4

6 --> 6.3 %

5 --> 5.2 %

3 – 4

372

71

19.1 %

60 soit 84.5 %

6

5

12 --> 16.9 %

1 --> 1.4 %

> 4

91

19

20.9 %

15 soit 78.9 %

3

1+1

3 --> 15.8 %

1 --> 5.2 %

Total

1106

186

           

 

Centre de PMA , Service Gynécologie-Obstétrique, CHI Jean Rostand, 141, Grande Rue, 92311 Sèvres Cedex, France : Docteur J Bélaïsch-Allart

 

 

 

 

Sur leur chiffre rapportant plus de 1000 inséminations, on s’intéressera particulièrement à la procédure de stimulation acceptant un nombre de follicules supérieurs ou égales à 15 mm soit inférieur ou égal 2 mm pour 643 cas permettant d’obtenir 14.9 de grossesse.

Par contre, si cette stimulation amène à 3 ou 4 follicules mûrs de même dimension, les taux de grossesse passe de 19.1, et il est intéressant de voir que dans la pratique quotidienne de Sevres au-delà de 4 si l’acceptation d’une stimulation de ce type est retenue 20.9 est le chiffre obtenu en terme de grossesse. L’évolutivité de ces grossesses est tout à fait comparable) 80.2 = ou inférieur à 2 follicules, de 3 à 4 follicules 84.5 et supérieur à 4 follicules 78.9). Au bout du compte, il ne semble pas non plus que les chiffres soient plus inquiétant en terme de grossesses multiples.

Si on s’attache à ces critères de nombre de follicule déclenchés puisque, l’équipe rapporte5.2 de grossesses gémellaires s’il s’agit d’un déclenchement à moins ou = à 2 follicules, 1.4 à 3 ou 4 et 5.2 s’il agit de déclenchement de 4 follicules > à 15 mm.

 

 

2-3-2 Age

Le deuxième thème est le role de l’age féminin sur les indications d’inséminations.L’équipe de Poissy présente des chiffres parfaitement clairs .

 

 

IIU du 1er janvier au 31 juillet 2000

150 couples
283 IIU ( 10 dosages de BHCG en attente)
32 grossesses débutantes dont 1 biochimique
31 grossesses cliniques : 10.95 % par IIU

IIU conjoint

IIU donneur

139 couples

11 couples

262 IIU

21 IIU

8.13M spz inséminés

1.76M spz inséminés

27 grossesses débutantes

5 grossesses débutantes

26 grossesses cliniques

5 grossesses cliniques

Taux grossesse : 10.27 % IIU C

Taux grossesse : 20 % IIU D

Patientes de moins de 38 ans
225 IIU – 25 grossesses

Patientes de moins de 38 ans
19 IIU – 4 grossesses

Patientes de plus de 38 ans
37 IIU – 1 grossesse

Patientes de plus de 38 ans
2 IIU – 1 grossesse

Centre de PMA, Service Gynécologie-Obstétrique, Centre Hospitalier Intercommunal, Poissy/Saint Germain en Laye, Hôpital de Poissy, 10 rue du Champ Gaillard / BP 3082, 78303 POISSY Cedex, France : Docteur Bob WEINER

Si dans cette série réduite mais très récente on retrouve un taux global de grossesse de 10.95,on s’aperçoit de l’influence de l’âge .

En effet si on peut noter 12% avant 38 ans ces chiffres s’effondrent à moins de 6% au delà .

L’équipe de La Dhuys s’est intéressé aux IIU faites par les praticiens du centre de PMA et celles faites par des gynécologues externes .

Année

Age moyen

des patientes

Nombre IIU > 38 ans

Nombre de grossesse obtenue

Nombre global des grossesses

 

Glob.

Ext.

Inter.

Glob.

Ext.

Inter.

Glob.

Ext.

Inter.

Glob.

Ext.

Inter

1998

583 IIU

33

32

34

138

69

69

54

9.3 %

25/277

9 %

29/306

9.4 %

62

30

32

1999

634 IIU

34

33

34

155

96

69

47

7.4 %

22/271

8.1 %

25/365

6.0 %

64

31

33

Centre de la Dhuys, , Service Gynécologie-Obstétrique à la Clinique de LA DHUYS, 1 rue Pierre Curie 93177 Bagnolet : Docteur Jean-Philippe AYEL

Il est intéressant de voir que l’on retrouve toujours un décalage d’une année sur l’âge moyen des patientes enceintes après IIU :les patientes prise en charge intégralement dans le centre sont plus âgées.

Les taux de grossesses sont comparables et doivent être relativisé par cet âge moyen plus avancé en interne .Les grossesses des patientes les plus âgées ont été obtenues en interne (1998 43ans ;1999 42ans !)

3 – SYNTHESE

La pratique de l’insémination utérine réglementée depuis peu, est une pratique importante en quantité mais où finalement les données objectives sont encore difficilement compréhensibles et univoques.

Pour éviter devant l’ampleur du problème de s’égarer, il semble judicieux de retenir stratégiquement dans un échéancier bref, l’approche de quelques notions permettant d’apporter une meilleure connaissance de ces pratiques.

Ceci étant le but doit être à l’échelle nationale et donc inter centre.

La mise en place d’une procédure de ce type de recueil d’informations, d’ordre épidémiologique doit être sur des sujets retenus volontairement limités. En dehors d’items généraux (signalétique, rang tentative …)des rubriques thématiques ciblées autour d’axe de travail est probablement la démarche la plus performante car concrète. L’avantage serait d’éviter un nombre de thème trop nombreux et donc finalement non réalistes, permettre ainsi une synthèse rapide (annuelle), permettant d’aborder une autre facette de nos pratiques d’inséminations l’année suivante Une première ébauche de cette fiche est déjà disponible et va vous être proposée en débat afin qu’une synthèse puisse être faite avant la fin de cette année.

En 2001 deux thèmes de réflexion ont été proposé :

- les stimulations :type ,limites

- l’âge féminin avec confrontation aux indications féminines retenues

La fiche commune sera le vecteur de ces informations. Sa réalisation doit déboucher sur un support papier et informatique.

Notre site Internet geffprocreation.org doit nous permettre d’échanger et de pouvoir être prêt pour début 2001. Geffprocreation.org doit alors nous permettre d’échanger sur nos forum permanents 

Le site du GEFF présente la possibilité sur les trois mois à venir d’échanger à travers le forum les différentes approches afin de finaliser cette fiche. Le site permettra par ailleurs dès début 2001de pouvoir recueillir les fiches envoyées par chacun des praticiens...

Bien entendu c’est d’abord autour des bases de données existantes opérationnelles que s’articulera ce travail. Toutefois pour ceux qui le désireront le GEFF disposera d’un logiciel de gestion des dossiers de stérilité .Ce logiciel PROCREAMEDE est déjà prêt et disponible. Celui-ci permet le suivi du couple infertile avec toutes les données nécessaires à un dossier médical du couple consultant pour infertilité. Les données cliniques et biologiques peuvent y être codifiées et la prise en charge thérapeutique (choix de PMA, stimulation, suivi, issu en terme de grossesse )sont à disposition, Une routine informatique prévue permettra dès début 2001, un relevé automatique des items concernant les inséminations et autorisant ainsi le transfert simplifié de ces informations sur le site geffprocreation.org. Sa version validée sera à la disposition des membres du GEFF pour début 2001.
Mais c’est aussi sur geffprocreation.org que seront possibles les téléchargements des modules complémentaires de PROCREAMEDE.

Pour résumer le calendrier retenu est le suivant :

1) Fin 2000 :

validation fiche IIU nationale

mise à disposition de PROCREAMEDE

forum de discussion sur geffprocreation.org

2) Année 2001 :

mise en place de la fiche IIU nationale (support papier et ou informatique)

forum sur geffprocreation.org pour le suivi

téléchargement possible de nouveaux modules PROCREAMEDE

3) FFER 2001 :

synthèse des premiers résultats

mise en place des thèmes 2002

utilisation des outils informatiques : geffprocreation.org, PROCREAMEDE


Références Bibliographiques

Zorn J.R ; Reducing the risk of multtiple pregnancies after intra-uterine insemination : a consecutive series of 2578 IUI with minimal ovarian stimulation ; Annual Meeting of the ESHRE, Bologna, Italy 2000.

Goverde A, Mc Donnell J, Vermeiden J et al. Intra-utérine insémination or in vitro fertilisation in idiopathic subfertility and male subfertility ; a randomised trial and cost-effectiveness analysis. Lancet 2000 ; 355 : Pages 13 – 8.

J.N. Hugues*, H. Bry-Gauillard*, S. Coulombre*, I. Cedrin-Durerin, Insémination intra-utérines : faut-il stimuler l’ovulation ; Réalités en Gynécologie-Obstétriques – N° 49 – Mars 2000.

L’insémination artificielle ; Journée thématique du BLEFCO- Mercredi 29 mars 2000.
Comment optimiser les chances de succès des inséminations artificielles avec sperme du conjoint : résultats et limites ; J Bélaisch-Allart ; Service de gynécologie-obstétrique, CHI Jean-Rostand, 141, Grande Rue, 92311 Sèvres cedex. ; La Lettre du Gynécologue – n° 252 – mai 2000

 












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